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La Loi Juive et la peine de mort

La Loi Juive a officiellement aboli la peine de mort il y a 2000 ans. Après la Seconde Guerre Mondiale, le monde moderne a commencé à intégrer cet aspect éthique de l’application de la justice. Les sages d’Israël nous ont fait comprendre que la cour de justice, l’état, ou le gouvernement, ne doivent pas présenter aux individus l’exemple de la vengeance comme principe de résolution des conflits. La compensation adéquate des victimes et de leurs familles est la seule approche équitable à aborder. Ainsi ont ils interprété le verset (Ex. 21, 24) “Ayin TAHAT Ayin Shin TAHAT Shin”

עין תחת עין שן תחת שן
״Un œil SOUS un œil, une dent SOUS une dent..״:
Le mot précis TAHAT en Hébreu veut dire une évaluation.
Si quelqu’un a perdu un œil, on évalue la valeur de la perte d’un œil, qui n’est évidemment pas la même que celle d’une dent! Il s’agit donc de compensation monétaire, établie en fonction des dommages encourus, et non pas de l’absurdité d’un retour de violence, qui ne rend rien à la victime. La violence sociale se nourrit d’exemples, pris sur l’environnement culturel. La France, comme Israël et d’autres pays, a eu la chance de se mettre du côté de l’histoire en termes de droits humains, dans le sujet important de la peine de mort. Ceci en grande partie grâce aux efforts du juriste Roger Badinter, qui furent nationalement couronnés de succès, il y a 40 ans. En France comme dans les autres pays abolitionnistes, on a pu comprendre que tuer le corps du tueur ne fait rien pour interrompre le cycle de tuerie; c’est l’esprit proposant que tuer est une solution, qu’il faut tuer une fois pour toutes. Ainsi en abolissant la peine de mort, on participe à désamorcer le raisonnement même de la violence, et les acteurs de violence sont finalement perçus pour ce qu’ils sont: des psychopathes. Mais il est nécessaire que parlementaires et gouvernements fassent la transition à ce degré de raisonnement, inscrivant cela au niveau constitutionnel. Il y a 40 ans, la République Française a fait ce pas historique et décisif. Aujourd’hui, avec le soutien du Président Emmanuel Macron, Robert Badinter revient sur la scène pour lancer cet appel, cette fois ci à l’échelle mondiale, à l’ONU, afin que l’humanité entière puisse définitivement progresser vers cette étape majeure, dans le respect des droits humains. En tant qu’association de Droits Humains, la FJN appelle les acteurs de la société civile en France et dans le monde, à joindre leurs efforts à cette discussion, qui concerne la progression des interactions humaines, vers plus de respect pour la dignité de la personne humaine, et pour son intégrité physique et mentale.
Il ne doit plus faire aucun doute, que torture et peine de mort représentent l’échec de l’intelligence, dans une société. Non seulement ces méthodes n’ont jamais arrêté les fléaux auxquels elles prétendent remédier, mais elles les empirent. La violence est une maladie sociale qui va du haut en bas. Quand elle est commise en bas, c’est qu’elle est apprise d’en haut. Que ce soit un enfant qui l’apprend de son parent, ou un citoyen qui prend exemple des puissants. Est-il étonnant que des gens font des décapitations pour des excuses religieuses, quand ils ont l’exemple de pays qui le font officiellement et publiquement?
Est-il étonnant que les violences conjugales et les féminicides abondent dans les pays totalitaires, ou aussi dans des pays où l’extrême-droite fait la promotion d’idées et de langage réducteur à l’égard des femmes? Quand l’état assume sa part de responsabilités dans les violences, les populations peuvent en tirer exemple et aussi assumer la leur.
Comparez le nombre de meurtres en Grande Bretagne ou en France, avec celui des États Unis. De nos temps il faut se rendre à l’évidence: les pays qui ont encore la peine de mort sont les plus violents, ou bien, ils sont des dictatures. Chaque communauté doit faire sa part pour aider ses membres à s’éduquer sur ce principe de la modernité, qui est l’impossibilité de l’atteinte à la vie de la personne consciente, sans conséquence sur l’équilibre moral toute la population. La communauté juive entière, dans toute sa diversité, doit prendre sur elle comme une de ses missions de donner l’exemple, et d’éduquer activement, sur un des principes fondamentaux et historiques de sa moralité sociale, qui est d’avoir déclaré l’abolition de la peine capitale, depuis 2000 ans! Car c’est dans ces principes humanistes importants, que se manifeste la fonction de Am Israël en tant qu’exemple pour les autres peuples, ce que la Torah nomme « nation de prêtres. » ממלכת כהנים וגוי קדוש
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